Collections

Histoire du musée

Création du musée des Beaux-Arts de Nantes
Le musée des Beaux-Arts de Nantes a été créé, comme quatorze autres grands musées de province, par l'arrêté consulaire du 14 fructidor de l'an IX (1er septembre 1801). Cet "arrêté Chaptal", du nom du célèbre chimiste Jean-Antoine Chaptal, ministre de l'Intérieur de 1800 à 1804, mettait à disposition de ces nouveaux musées les "trésors conquis sur les ennemis de la République" (principalement saisies révolutionnaires en France mais également en Europe par les armées de la République puis les armées napoléoniennes). Ainsi le musée de Nantes bénéficie en 1804 et en 1809 de l'envoi par l'Etat de 43 tableaux prélevés dans les réserves du Musée central (l'actuel musée du Louvre). Mais c'est l'achat de la collection Cacault par la Ville, en 1810, qui donne au musée de Nantes toute sa richesse et son ampleur.
Il faut attendre 1830 pour que les collections soient présentées au public à l'étage de la halle aux toiles (rue du Calvaire). Cet espace se révèle rapidement trop exigu et inadapté. En 1891, la Ville décide donc de construire un édifice spécialement conçu pour les conserver et les présenter au public dans de bonnes conditions : un véritable Palais des Beaux-Arts. Le projet est mis au concours public sous le nom de "musée de peinture et de sculpture".

Palais de Feltre, rue du Calvaire Palais de Feltre, rue du Calvaire
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L’architecture du musée
Le lauréat, l'architecte d'origine nantaise Clément-Marie Josso, conçoit les plans du "Palais des Beaux-Arts" selon les principes des récents musées de Lille ou d'Amiens. Le plan est organisé autour d'une cour centrale couverte d'une verrière (le patio). Un double circuit de galeries et de salles l'entoure sur deux niveaux, derrière un monumental escalier à double volée et un vestibule voûté. L'ensemble souligne la majesté des collections, éclairées par de larges baies au rez-de-chaussée, et par un éclairage zénithal à l'étage, inspiré de la grande galerie du Louvre, rendu possible grâce au système moderne d'une charpente métallique.
L'architecture extérieure, grandiose et ostentatoire (digne d'un "palais des arts"), répond au triomphe de l'éclectisme de l'Exposition Universelle de 1900 (année de l'inauguration du musée). Les niches entre les colonnes ioniques jumelées accueillent les allégories des arts, l'Architecture en position centrale au-dessus de la porte d'entrée.

La Ville de Nantes met en place aujourd’hui un projet ambitieux d’extension de l’actuel musée. Pour en savoir plus, consulter le Projet du musée

 

Construction du Palais des Beaux-arts, rue Georges-Clemenceau Construction du Palais des Beaux-arts, rue Georges-Clemenceau
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La chapelle de l'Oratoire
Située place de l'Oratoire, entre la cathédrale Saint Pierre-Saint Paul et le musée des Beaux-Arts, la chapelle de l'Oratoire fait aujourd'hui partie intégrante des espaces du musée. Les oratoriens s'implantent à Nantes dès 1617 et prennent en 1625 la direction du collège Saint-Clément. En 1651, on édifie hors des murs la chapelle du collège, qui sera consacrée en 1665. Elle constitue un bel exemple de l’architecture de la Contre-Réforme. Sa construction est assurée par Jacques Malherbe puis, après le décès de ce dernier, par Gilles Corbineau qui sera architecte de la Ville de Nantes. Le perron est rajouté en 1765 après la création de la promenade des cours par Jean-Baptiste Ceineray. La chapelle est désaffectée à la Révolution et connaît des utilisations diverses. De 1856 à 1899, elle abrite le musée de la Société archéologique et historique de Nantes. Puis elle devient salle de concert ou chambre ardente au gré des circonstances, jusqu’à sa restauration complète en 1988 et sa dévolution au musée des Beaux-Arts. Elle accueille désormais conférences et expositions.

Vue extérieure de la Chapelle de l'Oratoire Vue extérieure de la Chapelle de l'Oratoire
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